Chapitre 15 : Faites vos jeux, rien ne va plus.

Chapitre 15 : Faites vos jeux, rien ne va plus.
[Point de vue de Madyson]


A peine suis-je arrivée que Maya prend Andréas par la main, me laissant seule avec Nolan. Je m'y attendais un peu. Nolan lève les yeux vers moi et soupire, regardant notre amie s'éloigner. Je m'assois alors à ses côtés, sagement, tranquillement, doucement. Pas un mot, non ces derniers temps nous ne parlions pas vraiment tous les deux, cela en devenait même agaçant mais à ma plus grande surprise, ce jour là, ce fut lui qui brisa ce désagréable silence.

Nolan - J'en ai marre.
Moi - De quoi ?
Nolan - Ça. Nous, ce manque de discussion.
Moi - Et je suppose que c'est de ma faute.
Nolan - Je ne sais pas, enfin je ne sais plus. Ce qu'on aurait du faire ou ne pas faire, peu importe après tout.


Cette idée là me rends perplexe, je ne m'attendais pas vraiment à cette réponse. Lui qui depuis quelques temps ne cherche qu'à me rendre coupable de notre éloignement. Je tourne ma tête vers lui, son regard n'a pas changé, il était toujours là, observant la route devant lui sans dégager la moindre expression.

Moi - Depuis quand as-tu des pensées si sages ?
Nolan - Depuis que tu le remarques.


Peut-être ai-je finalement parlé trop vite. Mon c½ur se met bizarrement à battre à allure double, j'ai comme une soudaine envie de pleurer, stupidement...

Moi - Pardon.
Nolan - De quoi ?
Moi - C'est peut-être un peu de ma faute tout ça, enfin je crois. J'avais cru que tu m'aurais compris mais je ne te reproche rien, ne t'en fais pas.
Nolan - Tu parles comme si je t'en voulais.
Moi - Ce n'est pas le cas ?
Nolan - Non !


Il tourne alors son visage vers moi, les sourcils froncés. Je ne le comprends plus, cette histoire est bien trop obscure, un peu trop, je ne m'y retrouve plus. Jamais nous n'en avions parlé sérieusement. Juste comme ça de temps en temps, quelques allusions. Mais c'était tout...

Nolan - Je suis désolé si je t'ai donné cette impression là. J'aurais juste voulu que ça marche et toi... ça n'avait pas l'air de t'emballer.
Moi - Ça ?
Nolan - Oui, je veux dire, nous.
Moi - On en a déjà parlé.
Nolan - Oui, je le sais.


Sur cette dernière phrase il se lève et décide de partir. J'hésite pendant quelques temps à le retenir mais ne fais rien. Je lève seulement les yeux au ciel, écoute une dernière fois le chant des oiseaux quasiment masqué par le bruit des automobiles circulant à toute allure dans la ville et puis j'attends. Sans vraiment savoir quoi attendre d'ailleurs. Mais quelqu'un vient rapidement m'enlever ce moment de tranquillité, sans trop de surprise pour moi. J'avais bien compris depuis le temps que la tranquillité n'était pas pour nous et qu'on n'y avait plus le droit depuis un certains nombres d'années. Parfois même, j'en regrettais ma vie d'avant, si calme et apaisante. Mais je ne me fais pas d'illusions, je sais que je ne peux plus me passer de tout ça.

Tom - Un problème ?

Je soupire et regarde le guitariste venir s'asseoir près de moi, ce sourire désagréable sur les lèvres.

Moi - Avant que tu n'arrives, tout allais bien.
Tom - J'ai vu ton prince charmant se diriger dans votre loge, il n'avait pas l'air tout content.
Moi - Je m'occupe de ta vie moi ?
Tom - Oui un peu trop... d'ailleurs concernant mon frère j'ai comme un doute.
Moi - Quoi comme doute ?
Tom - Il n'y est pour rien dans cette histoire de fringues avec les manageurs n'est-ce pas ?
Moi - Si, tu l'as vu toi-même, non ?
Tom - J'ai vu que mon frère ne comprenait rien à ce qu'on lui disait... et il y a autre chose aussi.
Moi - Je t'en prie, raconte.
Tom - J'ai trouvé ça dans notre loge...


Il sors de sa poche un porte clés. Mais pas n'importe lequel, le mien, avec mon nom inscrit dessus. Je comprends alors qu'il ne sert plus à rien de nier.

Tom - Et si j'en parlais aux manageurs, t'en pense quoi ?

Il fait tournoyer l'objet dans ses mains d'un air malin, me défiant. J'en profite pour le lui arracher des mains et le fourrer dans le fond de mon sac.

Moi - J'en pense que tu n'as plus aucune preuve.

Cet imbécile éclate de rire, je commence à me demander ce qu'il a derrière la tête mais je n'ai pas le temps de lui poser la question qu'il m'en fait de suite part.

Tom - Je m'attendais à cette réaction. Ce qui me fait rire c'est que les manageurs sont déjà au courant. Et la meilleure dans tout ça ? C'est que c'est David qu'il l'a trouvé ton porte clés.
Moi - Tu n'es qu'un salop.
Tom - Appelle ça comme tu veux mais dépêche-toi de rentrer, je suis pressé d'assister au spectacle. Mark t'attends.


Je soupire bruyamment tandis que le dreadeux entre à l'intérieur, heureux. Si j'avais pu, je l'aurais prit par le col et lui aurait mit une de ses mains au visage dont il se serait souvenu pendant encore longtemps. Mais je préfère ne pas aggraver mon cas et je me lance à faire face au terrible Mark. Enfin quand je dit terrible, c'est pour ne pas le vexer parce que sincèrement...
Il est là. Ou plutôt ils sont là. Mark, David, Tom, Bill et Gustav. Je me demande pendant quelques instants où peuvent être Maya, Andréas, Georg et Nolan mais mon cher Mark me sort rapidement de mes rêveries par l'un de ses cris stridents habituels.


Mark - Tu as quelques chose à dire pour ta défense !

Je ne réponds pas et soupire encore une fois, observant mes lacets de chaussures défaits. David secoue la tête de droite à gauche d'un air exaspéré.

Mark - Je t'en prie Madyson, dis quelque chose !
Moi - Tu veux que je dise quoi ? Oui c'est moi qui ai été prendre vos vêtements ! Qu'est-ce que tu veux de plus...
Mark - MAIS J'EN SAIS RIEN ! Dis-moi que tu es désolée, que tu ne recommenceras plus, que tu t'excuses, que tu t'en veux, que tu ne sais pas pourquoi tu as fait ça, QUELQUE CHOSE !
Moi - Je pense absolument rien de tout ce que tu viens d'énumérer. Mais si tu tiens à ce que je réponde quelque chose alors : je suis très contente de l'avoir fait et la seule chose que je regrette c'est que cet abruti de Kaulitz s'en sorte si bien.
Bill - Lequel de Kaulitz ?


J'envoie un regard meurtrier à Bill qui croise les bras et me tire la langue comme un gosse de huit ans.

Mark - Il faut que je reste calme...
David - Si tu veux, je peux lui parler, peut-être qu'e...
Mark - NON ! C'est à moi de lui parler, JE suis son manageur, JE suis responsable d'elle, JE dois régler mes problèmes avec elle SEUL !
Moi - Ben c'est pas très efficace en tout cas...


Je rigole doucement tandis que les joues de Mark deviennent d'une couleur rouge écarlates douteuse...

Mark - PUTAIN MAIS C'EST PAS VRAI ! Je n'en peux plus tu comprends ! Il faut que je fasse quoi MERDE !

Je baisse soudainement la tête, me pliant aux ordres. J'en ai un peu marre de me battre, un peu marre de tout. Tom est vraiment fier de lui, pendant ce temps Bill ne cesse de répéter des « je l'avais dit que c'était pas moi, mais bien sûr tout le monde préfère croire ces deux filles ! »

Mark - Je voudrais parler seul avec elle s'il vous plait.

Tous se taisent tandis que mon manageur se masse les tempes. David l'embrasse chastement et fais signe aux autres sortir. Une fois qu'ils furent tous sortis, mon c½ur se mit à battre de plus en plus vite. Je ne savais pas à quoi m'attendre, une baffe peut-être... ou alors une crise d'hystérie. Ni la première, ni la dernière.

Mark - Je me fais du soucis pour toi Mady.
Moi - Première nouvelle.
Mark - Je suis sérieux. Tu as des problèmes ?
Moi - Non.
Mark - C'est l'histoire avec Nolan qui te tracasse alors ?
Moi - Non plus.
Mark - Tu sais que tu peux me parler...
Moi - Justement tu ne fais plus partie des personnes de confiance pour moi.
Mark - Ah. Pourquoi cette soudaine disparition de confiance entre nous alors ?
Moi - Il faut vraiment que je te redise que je ne supporte pas cette tournée ni ta façon d'agir avec nous ?
Mark - Non. Mais tu sais Mady, je crois qu'il y a autre chose. Autre chose que tu ne veux pas dire.
Moi - Fous-moi la paix.


Sur cette dernière phrase je m'éclipse de la pièce en colère. Des larmes viennent faire leur apparition au coin de mes yeux, je les efface d'un revers de manche tandis que mon téléphone portable vibre dans ma poche. J'ai reçu un message, le nom indiqué sur l'écran me fout la frousse. J'ouvre le message, les mains tremblantes, laissant une perle d'eau recouvrir mes touches.
« C'est lui ou moi. J'attends toujours ta réponse mais je n'attendrais pas éternellement. Je t'aime, Tiyo. »
Les larmes aux yeux j'essaye de me calmer. Je sens soudainement Maya se jeter sur moi, me faisant presque tomber, je referme rapidement mon portable et m'efforce de sourire.


Maya - C'est une bombeuuuuh !
Moi - Quoi ?
Maya - Bon à part que je me suis tapé la honte en me tapant la tête contre le mur et tombant à la renverse du lit, complètement nue par terre et qu'un mec entre pour savoir si tout allait bien : c'était génial !
Moi - Excuse-moi Maya mais je n'ai pas tout compris.
Maya - D'accord, d'accord, je t'explique. Avec Andy on a... enfin tu vois, les trucs qu'on fait à deux.
Moi - T'AS COUCHÉ AVEC LE BEAU GOSSE INTERNATIONAL !


Elle se jette sur moi, me tire le bras, passe sa main devant ma bouche et m'enferme avec elle dans une pièce.

Maya - T'es folle de le hurler comme ça !
Moi - T'as... TU T'ES TAPÉ LE MEILLEUR AMI DES ABRUTIS !


Maya me regarde d'un air exaspéré tandis que la bouche grande ouverte, j'attends une réponse de sa part.

Maya - Non mais t'as vu comment tu parles ! On ne dit pas « se taper » quelqu'un, on dit « faire l'amour ».
Moi - Ne t'éloigne pas du sujet tu veux.
Maya - Ouais t'as raison : oui je me le suis tapé !
Moi - Je croyais qu'il fallait dire « faire l'amour ».
Maya - Et après c'est toi qui me dit de ne pas m'éloigner du sujet.
Moi - Pas faux.
Maya - Pourquoi faut toujours que tu dises « pas faux », tu peux pas dire « c'est vrai » comme tout le monde ?
Moi - Je déteste faire comme tout le monde mais t'as un soucis avec mon vocabulaire ou quoi ?
Maya - Non, c'est pas faux !
Moi - Je croyais qu'il fallait dire « c'est vrai ».
Maya - Mais arrêteuuuuh !
Moi - C'est pas moi, c'est toi ! Moi j'attends que tu me dises comment tu te l'es fait.
Maya - Je me le suis pas « fait », on a « fait l'amour ».
Moi - On peut aller loin comme ça tu sais.
Maya - Pas faux.
Moi - Mais je croyais qu'il fallait dire...
Maya - C'EST VRAI !


Je la regarde, surprise. Pendant quelques secondes un silence prend place, jusqu'à ce que nous éclations littéralement de rire.

Moi - Bon, tu me racontes alors, c'est quoi cette histoire avec un mec qui serait rentré pendant que toi tu serait nue au sol, qu'est-ce que t'as encore fait ?
Maya - Alors, on était en pleine action quand...


Elle me raconte son histoire complètement loufoque. Je m'efforce de ne pas éclater de rire lorsqu'elle m'explique qu'elle a été dire au pauvre garçon qui est rentré dans la chambre au mauvais moment qu'ils étaient en train de faire de la gymnastique et qu'une diététicienne lui avait dit qu'il était plus efficace de le faire nu. Sa bonne humeur m'enleva de la tête le dernier message que j'avais reçu sur mon portable. Cependant mon entrevue avec Mark me restait coincée dans la gorge. Je préférai ne pas en faire part à ma meilleure amie de suite, elle avait l'air si heureuse...



[Point de vue de Maya]


Nous nous éloignons, main dans la main, de Mady et Nolan. Tout en marchant, il me questionne.

Andreas - Alors dis moi, qu'as-tu donc fais de si méchant pour que tu bénéficies de mes punitions redoutables?
Moi - J'ai fais accuser une personne innocente pour protéger Madyson des représailles.
Andreas - Ah! Mais c'est tout à ton honneur de vouloir la protéger. Seulement, si la personne innocente est l'une de celles à qui je pense, je ne peux pas laisser passer ça...
Moi - Et à qui penses-tu?
Andreas - L'un des deux Kaulitz?
Moi - Tu brûles...
Andreas - Bill?
Moi - Bingo...


Tout en disant cela, nous nous sommes arrêtés et je le plaque contre le mur, avant de me collée à lui. Un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres sucrées.

Andreas - Alors ta peine sera très lourde, petit monstre.

Je n'attend pas plus longtemps et presse mes lèvres contre les siennes, débutant ainsi un baiser endiablé en surface. Puis, en ayant envie de plus, je lèche ses lèvres doucement, sensuellement, afin de lui faire comprendre que je désire goûter à la sienne. S'en suit alors une danse langoureuse et passionnée. Sans m'y attendre, il nous recule, pour pouvoir me plaquée contre le mur. Maintenant, c'est lui qui dirige. Et j'aime ça. Il me souffle doucement.

Andreas - C'est moi qui inflige la peine je te rappelle.
Moi - Alors qu'attends-tu?


Suite à ma demande, il place mes mains de chaque côté de ma tête et entrelace les siennes avec. Il part à la conquête de mon cou, l'un de mes points faibles. L'une de ses mains quitte la mienne pour chercher à tâtons une poignée de porte. Il en ouvre une au hasard et m'entraîne brutalement à l'intérieur. Nous nous quittons deux secondes, histoire de contempler la pièce, personne, un grand lit trône, majestueux, au milieux. Nous nous tournons l'un vers l'autre, et je commence à enlever sa chemise, révélant un torse musclé, mais pas trop, recouvert d'une peau satinée, dorée, à croquer. Je reste un instant en admiration, puis m'approche lentement, afin de toucher. Mes doigts de bassiste se pose délicatement dessus, dessinant la moindre paracelle. Cette texture veloutée me fait frissonner, me donne encore plus envie de lui. Soudain, il me rapproche violement de lui, son bras m'emprisonnant fermement, sa main exerçant une pression excitante sur mes fesses. De l'autre, il défait mon bustier, puis ma jupe d'écolière, laissant apparaître ma lingerie en dentelle et mes bas résille. Il sourit à cette vue généreuse et me soulève sèchement, de façon à ce que mes jambes entourent sa taille svèlte. Il me tient toujours d'une main, et de l'autre, il enlève la pince qui maintenait mes cheveux relevés, les laissant ainsi tomber en cascade dans mon dos. Il passe sa main dedans, puis les accroche soudainement, me tirant doucement la tête en arrière, lui laissant mon buste découvert. Sa langue l'explore, le goûtant, savourant son arôme particulier. Il remonte vers mon cou, et je sens un sourire victorieux de sa part, quand il entend mes gémissements plus poussés. Je le sens alors qui se déplace, puis il me jette sur le lit. Je le regarde haletante, tandis qu'il s'agenouille devant moi, ses mains parfaites caressant mes jambes, puis il retire lentement mes bas, un à un. Il embrasse ma cuisse, puis je m'assoit, afin de lui retirer son jean. Mes jambes emprisonnent sa taille et sa tête vient s'enfouir dans ma poitrine, la couvrant de baiser. Ses bras se referment dans mon dos et ses mains dégraffent mon soutien gorge, puis il me l'enlève tout doucement. Ensuite, il m'allonge doucement, me couvrant de caresses toutes plus excitantes les uns que les autres, ses lèvres partent à la découverte de mon corps frémissant, se soulevant à chacun de ses passages. Sa bouche me chatouille, laissant des marques invisibles sur moi. Tous mes sens sont en éveil, ma peau bouillonne sous la pression de son corps frêle mais muslcé. Il remonte son visage vers le mien, m'observe, ses yeux pétillants dégageant le désire, puis m'embrasse fougueusement. Il retire mon dernier vêtement, me découvrant ainsi nue, prête à m'offrir à lui. Je nous fait alors basculer pour me retrouver en position forte. Je m'empresse de lui retirer son caleçon. J'exerce alors une légère pression sur son bassin, le faisant gémir de plaisir. Nos caresses se multiplient, nos baisers s'accentuent, je me redresse alors, me mettant assise sur lui, ou plutôt sur son bassin. Mes mains s'entrelacent aux siennes, mes lèvres retrouvent facilement les siennes et je donne un premier coup de bassin, puissant, qui nous fait crier tous les deux. Je continue ainsi pendant quelques instants, le désire s'emparant de moi au fur et à mesure. Seulement, la suite ne se passe pas comme je le pensais. En effet, suite à un coup de reins trop fort de ma part, mon crâne heurte la tête du lit et je tombe par terre. Andreas se penche au dessus de moi, partagé entre l'inquiétude et l'amusement.

Andreas - Maya? Ca va? Tu n'es pas blessée?
Moi - Euh...non...aïe...non...je crois que ça va!


Nous n'avons pas le temps d'en dire plus que la porte s'ouvre à la volée laissant place à un jeune homme à la peau mate, l'air totalement paniqué. Quand il me découvre à terre, complètement nue, et Andreas dans le lit, mettant sa tête dans ses mains, ses yeux s'écarquillent.

Mec - i¿Qué pasa ?!

Super, un espagnol. Bon, allez Maya, où as-tu casé tous tes cours de langues?

Moi - Euh...hola chico euh... no hay problema héhé...
Mec - Perdon, pero...je parle votre langue...
Moi - Mais...t'aurais pas pu le dire plus tôt, andouille?
Mec - Excusez-moi, mais, j'ai entendu un vacarme d'enfer, alors j'ai voulu m'assurer que tout allait bien.
Moi - Oh mais oui oui, t'inquiète pas chéri, nous...nous fesions juste une séance de gymnastique tonique.
Mec - Euh...nus?
Moi - Oui...euh...vois-tu, une diététicienne m'a conseillé de le faire nu car cela facilite l'élimination des toxines.


Un gros blanc s'installe et j'entend Andy pouffer de rire dans les draps. Le jeune homme me regarde, captant le malaise et bafouille.

Mec - Oh! Euh...je...je vais...m'en aller alors...je vais vous laissez...continuer votre gymnastique tonique...désolé du dérangement!

Sur ce, il s'éclipse plus vite qu'il n'est rentré. Je me retourne vers mon amant qui me regarde, un sourcil levé.

Moi - Quoi?
Andreas - De la gymnastique tonique?
Moi - Ben tu voulais que je lui dise que tu étais en train de me faire l'amour comme une bête?
Andreas - Euh...à la réflexion, non!
Moi - Bon,on en était où nous?


Je m'approche alors lentement de lui, et nous reprenons là où nous en étions.

Je sors de la pièce, encore empourprée par ce que nous venons de faire. Ce mec est fantastique. C'était tellement...sauvage. Il faudra qu'on recommence... Je déambule dans les couloirs, repensant à ce que je viens de vivre, quand j'aperçois Mady, seule, immobile, son portable à la main. Je cours comme une dératée et lui saute dessus, la fesant presque tomber. Je lui raconte alors tout, tout de A à Z. Elle se fou un peu de moi mais bon, j'ai un sens de l'aurodérision moi aussi. Au fil de la discussion, elle m'avoue qu'elle s'est faite grillée par les manageurs, en partie à cause de Kaulitz le second - Tom.

Moi - Non mais alors lui. J'ai une envie de vengence Mady.
Madyson - Moi aussi, mais comment faire?
Moi - Hum...ils doivent dormir là non?
Madyson - Euh...oui sûrement, qu'est-ce que tu veux faire?
Moi - Suis moi, tu verras, ils se souviendront toute leur vie de cette nuit...


Nous nous dirigeons alors vers la kitchenette, et je prend tout ce dont j'ai besoin, miel, chantilly, farine, eau, lait, colle, coton, chew-gum, ciseaux, scotch... Nous allons ensuite nous poster dans le couloir, devant chacune des chambres.

Moi - Je prend ce cher Teum et toi ce cher Beul ok?
Madyson - Avec plaisir! Mais je fais quoi?
Moi - Ce que tu veux, tu inoves, tu l'enduis ce colle, tu prends un magnifique marqueur indélébile et tu le barbouilles de phrases intelligentes...
Madyson - Oh c'est pas con ça!!! Merci, je vais m'amuser je sens.
Moi - C'est le bu du jeu ma chère, ces Kaukau vont payer cher de s'être frottés contre nous.
Madyson - Oui, NOUS sommes les meilleures. On se retrouvent ici même dans 10 minutes.
Moi - A vos ordres mon capitaine!


Elle éclate de rire et pénetre dans la chambre du pire des jumeaux. Je pose ma main sur la poignée et l'abaisse doucement, pour ne pas réveiller le plus abruti des deux. Des ronflements assourdissants me parviennent et une odeur de fauve vient me piquer le nez. Répugnant, même dans le noir, je peux voir toutes les cochonneries qu'il fait ici. Un paquet de chips par ci, un caleçon par là, un vieux préservatif utilisé dans un coin, des chassettes sales accrochées au lustre... Mais comment fait-il pour dormir dans une porcherie pareille?

Moi - Et bien, on en apprend des choses quand on vient chez Tom Kaulitz! Espèce de porcinet va! Je vais te refaire une beauté moi tu va voir!

Je m'approche à pas de loup vers son immense lit, soulève lentement et prudemment la couverture, et découvre que Monseigneur Kaukau du Royaume Sordide dort entièrement nu et il est plutôt bien membré je dois dire. Mais...il y a un problème là, un gros problème.

Moi - Ahhhh mais c'est dégoûtant!!! Mister Kaulitz tu rêves de quoi, ou de qui pour mettre ton ouistiti dans cet état là?

En effet, j'ai devant moi un Tom Kaulitz endormi et en pleine érection. Je ne peux m'empêcher de rire et met quelques instants à me ressaisir. Je décide alors d'enduire Popol de chantilly, histoire de lui faire plaisir, ce qui à l'air de bien marcher. Ensuite, j'en verse une bonne dose dans sa main et lui souffle sur le visage. Par réflexe, il porte sa main à son visage pour chasser la gène et se fou de la chantilly partout. Je manque de m'étouffer de rire. Je lui verse ensuite une bonne couche de miel sur le torse, ainsi que de la farine et y colle des gros morceaux de cotons. Je lui scotche les jambes entièrement et verse un peu d'eau dans un verre pour y tremper son doigt. L'effet ne se fait âs trop attendre et compte tenu de la position dans laquelle est sa virilité, je vous laisse deviner la trajectoire... Je n'en peux plus et pleure de rire en silence. Je prend ensuite l'un de ses oreillers et l'arrache pour libérer toutes ses plumes, qui volent un peu partout dans la chambre.

Moi - Mon pauvre Tomichounounet, tu auras une belle surprise en te réveillant...

Je m'éloigne un peu de contemple mon oeuvre, je trouve qu'il manque un petit quelque chose. Pui je me rend compte de la paire de ciseaux dans mes mains. Un sourire sadique, je me place au niveau de sa tête, lui prend une poignée de dreads - j'ai jamais pu encadrer les mecs qui en avaient- et coupe le tout. Fière de moi je vais prêt du burreaux, éclaire avec mon portable un feuille, attrape un stylo et rédige quelques lignes. Je vais ensuite placé la lettre dans sa main " libre". Je vais ensuite vers son necéssaire de toilette et lui pique son déodorant que je vaporise dans toute la pièce.
Puis je sors dans le couloir, morte de rire rejoindre Mady.


Moi - Alors?
Madyson - J'en peux plus, j'ai failli mourir de rire! Il va avoir un choc demain matin. Et toi?
Moi - Pareil et regarde, j'ai ramené un petit souvenir. On va le faire chanter.


J'agite malicieusement la touffe de dreads que je tiens fermement dans ma main, Mady écarquille les yeux puis éclate de rire.

Madyson - Non, t'as pas osé???
Moi - Et si ma fille, dans la vie, il faut savoir faire preuve de cruauté!
Madyson - Tu me diras, j'ai eu un moment où j'ai ressenti le besoin compulsif de raser Bill!
Moi - Tu aurais dû.
Madyson - La prochaine fois va! Prenons notre temps pour les faire tomber.
Moi - Oui, ça fait un peu trop diabolique là hein!
Madyson - Mais c'est pas toi qui vient de dire qu'il fallait savoir faire preuve de cruauté?
Moi - Si, mais là ça fait peur.
Madyson - Mais la cruauté ça ne fait pas peur à la base?
Moi - Si, mais je parle de bonne cruauté moi!
Madyson - Mais la cruauté n'est-elle pas mauvaise dans toutes les situations?
Moi - Si, mais...oh et puis tu vas arrêter avec tes questions débiles là?
Madyson - Mais depuis quand les questions sont débiles?
Moi - Depuis que c'est toi qui les pose.


Elle prend un air offusqué et me tourne le dos, en croisant les bras. Amusée, je lui saute dessus et la chatouille autant que je peux.


Hem... bon autant vous prévenir les chapitres qui vont suivre risquent d'être très, très, très... fous.
En fait, il y a deux semaines j'ai eu Fanny au téléphone [pendant trois heures xD] et on est un peu partie dans un gros délire.
Va y avoir des chauves, des hôpitaux psychiatriques, du kidnapping, un camion benne, des méchants TH, des gentils BL (a) et vous aurez le droit de dire "Poor Beul..."
Feufeu the HOT dogy : I love you ! =D
Affectueusement, Pauwn le Poney.


Euh...je confirme, les prochains chapitres vont être hum...déjantés, âmes sensibles s'abstenir!
Et oui, Pauline et moi au téléphone, c'est un carnage! Résultat des idées folles sont sorties les unes à la suite des autres.
Oh oui, Poor Beul, c'est le cas de le dire hein!!! On est sadique avec lui, mais il le vaut tellement bien!!!
Peupeu the HOT caty: I love you too! =D
Respectueusement, Fanny.

# Posted on Friday, 21 November 2008 at 1:24 PM

Edited on Tuesday, 09 December 2008 at 4:49 PM

Chapitre 16 : Soyons fous.

Chapitre 16 : Soyons fous.
[Point de vue de Madyson]

Je n'ai pas vu Mark de la journée, ni même l'un des Tokio Hotel. Maya et moi nous sommes éloignées aujourd'hui, on a pensé que cela valait mieux pour notre santé vu l'état dans lequel était ces chers Kaulitz hier soir. Nous sommes dans un parc, plusieurs fois on nous a interpellé, nous demandant des autographes. Pourtant nous sommes déguisées de la tête aux pieds. C'est d'ailleurs peut-être bien pour cela que l'on se fait tant remarquer en fin de compte. Ce n'est pas très prudent, nous sommes seules dans la rue et Nolan m'a envoyé des milliers d'sms, me suppliant de lui dire où nous étions. Apparemment, ils sont inquiets là-bas. Inutile de répondre, si l'on nous retrouve, ça va être notre fête.

Maya - Je me demande quand même... comment on va faire, il faudra bien qu'on rentre à un moment.
Moi - 'Sais pas.

J'ai pourtant bien une petite idée. Maya a amené les quelques dreads de Tom qu'elle avait retiré du crâne du guitariste hier soir, on ne s'en ai encore pas servie. Je termine de mâchouiller un morceau de pain, faisant office de repas.

Moi - D'après toi, il faudrait quoi pour qu'on s'en sorte là ?
Maya - Un miracle, David et Mark doivent être furieux. Surtout David d'ailleurs.
Moi - Oh lui...
Maya - Tu ne l'aimes pas, hein ?
Moi - Non.
Maya - Moi non plus.

Je soupire, on est douée pour s'attirer des ennuis ces temps-ci. C'est l'effet Tokio Hotel, à coup sur.

Moi - Ton Andy là, il peut pas faire quelque chose pour nous ?
Maya - Que veux-tu qu'il fasse... il ne va quand même pas se dénoncer à notre place, c'est leur ami.
Moi - C'est vrai... ça va durer entre vous ?
Maya - Non, en fait, il est un très bon partenaire sexuel.

J'éclate de rire à cette remarque. Elle fait la moue, repensant peut-être à Sasha. Maya n'a jamais su se stabiliser concernant les garçons. Moi non plus d'ailleurs. Mais la différence entre Maya et moi, c'est que ces relations là je ne les cherche pas. Je cherche du sérieux et ne le trouve pas. Finalement, je ferais sûrement mieux de suivre les pas de ma meilleure amie, ça à l'air de lui convenir à elle.

Moi - Hé ! J'ai une idée !

J'ai hurlé, Maya me met sa main devant la bouche et nous loge derrière un arbre. Elle me lance un regard furax tandis que je la questionne du regard.

Maya - Il y a David.

Je jette un coup d'½il derrière son bras. En effet, le manageur est là. Peut-être nous cherche-t-il... je n'en crois pas un mot mais essaye de m'en convaincre.

Maya - C'est quoi ton idée ?

Elle chuchote, chose qui me fait sourire car bien que David soit dans les parages, il est loin de pouvoir nous entendre d'ici.

Moi - T'as le numéro de Kaukau l'affreux Jojo ?
Maya - Lequel ?
Moi - Teum.
Maya - Mark nous a donné leur numéro avant la tournée, au cas où, alors oui je l'ai, tu devrais l'avoir toi aussi.
Moi - Ah, peut-être. Enfin, on s'en fiche, écoute-moi. Les dreads... tu les as ?
Maya - M'ouais, quelque part dans mon sac, entre les tubes de rouge à lèvres et le far à paupières. Pourquoi, tu veux une perruque pour Halloween ?
Moi - Tu crois qu'en aillant ses dreads en hottage, on peut le faire chanter ?
Maya - Sûrement.
Moi - File ton portable.

Elle fronce les sourcils mais me donne son mobile sans un mot. Je cherche dans son répertoire le numéro de Tom mais ne le trouve pas.

Moi - « Deuxième exemplaire du 1er abruti », c'est lui ?
Maya - Exact.

Je rigole doucement et appelle le jeune sot. Il décroche au bout de deux ou trois sonneries, l'air affolé.

Tom - Maya ! Je te jure que toi et ton espèce de copine vous allez me le payer cher, je vous ferai bouffer vos yeux, je vous ferai boire de la terre, engloutir des éléphants, marcher sur de l'eau jusqu'à ce que vous y arriviez, courir au petit matin pendant des heures et chanter au clair de la lune devant des millions de fans ! Et vous aurez intérêt à chanter faux pour qu'on voit votre nullité absolue !
Moi - C'est bon, t'as fini là ?

Je soupire, blasée. Il se tait, semble réfléchir et se remet à hurler.

Tom - Madyson !
Moi - Tiens, tu reconnais ma voix toi ?
Tom - De toute façon c'est la même chose pour toi ! Je vous tuerai !
Moi - N'oublie pas qu'on a tes dreads chéri.

Silence, jusqu'à ce qu'un cri strident parvienne à mes oreilles. Tellement que j'en fermai les yeux.

Tom - Ne leur faîtes pas de mal !

Ça va être trop facile... qu'il est con.

Moi - Tom, j'ai un marché à te proposer.
Tom - Tout ce que tu voudras mais ne touchez pas à mes cheveux !
Moi - T'appelles ça des cheveux !
Tom - NE LES INSULTES PAS NON PLUS !
Moi - Oh ça va, calme Darling. Donc, dans ce cas tout va s'arranger. Tu vas te dénoncer à notre place.
Tom - Comment ça ?
Moi - Tu vas dire à David et Mark que c'est toi qui t'aies coupé les cheveux et qui à foutu le bordel dans vos chambres communes à toi et ton frère.
Tom - Et pour le gel douche très moussant jonchant le sol de la chambre de Bill ?
Moi - C'est toi aussi, évidemment.
Tom - Ils ne me croiront jamais.
Moi - Bien sûr que si, dis-leur que tu as fait ça parce que tu voulais qu'on se fasse bien engueuler moi et Maya.
Tom - Pourquoi leur annoncerais-je si je voulais que ça vous retombe dessus ?
Moi - Parce que t'es inquiet pour nous. On n'est pas là, aucune de nous répond au téléphone et tu as un semblant de pitié.
Tom - Je ne vous obéirai jamais.
Moi - Dans ce cas tes dreads iront directement dans le fond de l'étang.

Il hurle, priant Dieu et lui-même. Il me supplie de ne pas faire ça. Je souris, Maya aussi. Nous avons toutes les deux un sourire sadique aux lèvres.

Tom - D'accord, j'accepte mais vous le paierez cher.
Moi - Je ne crois pas non. A tout à l'heure Tom, ce qui te sert de cheveux t'embrasse fort.

Je raccroche avant qu'il n'ait le temps de lancer une injure. Maya éclate de rire et sort les dreads de Tom de son sac, les faisant tourner autour de sa tête, jubilant.

Maya - Ces choses là sont peut-être une merveille finalement.
Moi - N'en fais pas trop.
Maya - Oui, tu as raison. On retourne là bas dans une heure.
Moi - Oui, laissons le temps à Tom de s'expliquer et de se plier en excuses pour nous.
Maya - Exact.
Moi - Qu'est-ce que t'as avec ce mot aujourd'hui ?
Maya - Tu ne vas pas me refaire une cours de vocabulaire quand même ?
Moi - Non, tu as raison.
Maya - Évidemment.
Moi - Frimeuse.

Elle me tire la langue, telle une gamine de cinq ans. Je ne peux m'empêcher de sourire. Sourire qui s'effaça aussitôt à la vue d'un jeune garçon blond. Ses yeux bleus croisèrent les miens et je savais que, malheureusement, il m'avait reconnu. Son regard me faisait toujours le même effet, comme un tambour au creux de mon âme. Mon c½ur accélérait ses battements. Pas maintenant, pas ici, pas devant Maya.

Moi - Viens, on s'en va.

Je tire le bras de ma meilleure amie qui me demande ce qui se passe. Je veux prendre la fuite mais il est trop tard. Il m'a vu, il m'a bien vu, et il cri mon prénom, nous rattrapant moi et Maya peu à peu, bien que j'eu l'impression d'avoir couru pour lui échapper. Je le sens s'accrocher à mon poignet, me faisant virevolter face à lui. Maya se demande se qui se passe, mais je suis incapable de prononcer un seul mot.

Tiyo - Pourquoi tu me fuis ! Pourquoi tu ne réponds pas à mes messages ! Si tu veux qu'on s'arrête là d'accord mais ose me le dire en face au moins !
Moi - Tiyo... s'il te plait. Plus tard.
Tiyo - Plus tard, toujours plus tard et après je n'ai aucune nouvelle ! Cette fois, je veux savoir !

Je ne réponds pas, mes yeux s'embuent doucement de larmes. Maya me regarde, elle prend ma main et me la serre gentiment. Elle a comprit, elle sait. Elle sait tout. Elle comprend enfin ma réticence face à Nolan et elle comprend pourquoi ces derniers temps, quelque chose avait changé.

Maya - On va rentré. Mark sera content de nous revoir et vous pourrez parler tranquillement. Ici, ce n'est pas le bon endroit.

En effet, si quelqu'un nous voyait cela annoncerait encore de nombreux problèmes pour nous. Tiyo hoche la tête en signe d'accord. Nous retournons à l'hôtel. Là-bas, Maya me chuchote à l'oreille où se trouve une petite pièce qu'elle avait trouvé il y a peu, isolée. Pendant ce temps, elle s'en alla retrouver Mark.
Tiyo me suivit jusqu'à la salle. Elle était petite mais bien assez grande pour la discussion qui allait prendre. Tiyo ferma la porte derrière lui et s'approcha de moi. Ses grands yeux marines me lançaient un drôle de regard, il soupira et entoura ma taille de ses bras. Instinctivement, je posai ma tête sur son torse, respirant son odeur. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi proche de lui. Je le fuyais, surtout depuis que Nolan et moi avions eu cette drôle de nuit. Je savais que si je revoyais Tiyo, je ne pourrais pas lui résister, et je savais que par la suite je m'en voudrais. Mais voilà qui était trop tard. Ses mains passaient dans mon dos, longeant ma colonne vertébrale. Mon corps frissonnait à chacun de ses mouvements. On aurait dit que nous ne nous étions jamais quittés et que rien n'avait changé depuis notre dernière entrevue. Pourtant si, et il s'empressa de me le faire remarquer.


Tiyo - Pourquoi tu m'as laissé sans nouvelle ?

Ses lèvres glissaient sur mon cou, je sentais sa respiration s'écraser contre ma peau. Encore une fois, mon c½ur s'emballait, et il du le sentir car à ce moment là il resserra notre étreinte. Comme s'il avait peur, comme pour me rassurer.

Moi - Tu sais... il y a Nolan.
Tiyo - Lui je ne sais pas ce qui me retient de lui foutre mon poing à la gueule.
Moi - Arrête, il n'y est pour rien. C'est de ma faute, tu le sais bien.
Tiyo - Tu l'aimes ?

Je relevais les yeux vers lui, il avait un sourire éclatant. Il connaissait déjà ma réponse. Il savait bien au fond, ce que je ressentais.

Moi - Ce n'est pas... comme avec toi.
Tiyo - Oui, lui c'est un peu l'opposé de moi.
Moi - Ton opposé ne me déplait pas alors.

Ses yeux prenaient un semblant de noirceur. Je lui souris, passai ma main sur sa joue, atterrissant sur ses beaux cheveux blonds. Je rapprochai son visage du mien et posai mes lèvres délicatement sur les siennes qui étaient douces, bien trop douces.

Tiyo - Répond-moi. Qu'est-ce que tu ressens. Pour lui ou pour moi, je veux savoir !

Je soupirai. Je ne savais pas moi-même, ce que je ressentais. J'aimais Tiyo, j'en étais presque certaine mais une partie de moi se raccrochait à Nolan. Je m'en voulais, quand Nolan était prêt de moi je ne pouvais m'empêcher de penser à Tiyo et je m'en haïssais. Nolan était quelqu'un de bien. Et quelqu'un pour qui je ressentais quelque chose de très fort. Mais Tiyo était là, et je ne pensais qu'à lui. Je pensais toujours à lui.

Moi - Je t'aime, tu le sais bien.
Tiyo - Alors mets les choses au clair avec Nolan.
Moi - Je ne peux pas.
Tiyo - Mais je vais devenir fou moi ! As-tu déjà essayé de te mettre à ma place !
Moi - Plus d'une fois, crois-moi.

Je soupirai. Tiyo me lançait un de ses regards ravageurs. Il retira ses mains qui depuis le début étaient posées dans mon dos et il partit en silence. Un peu trop silencieusement à mon goût. Je savais que je l'avais déçu. Mais je le reverrai bientôt, j'en étais persuadée.
Peu de temps après je revenais, un peu sur une autre planète, dans notre pièce habituelle. Maya parlait avec Mark tandis que comme prévu, Tom se faisait engueulé par David. J'en souriais. Nolan s'approcha de moi et me chuchota des mots à l'oreille, essayant de ne pas attirer l'attention des autres.


Nolan - Tu étais où ?
Moi - Je parlais avec quelqu'un.
Nolan - Qui ça ?
Moi - ça ne te regarde pas Nolan.

Mon grand brun fronça les sourcils et alla s'asseoir, les bras croisés. Pourtant si, il était concerné, mais je ne pouvais pas lui dire. Pourtant un jour, il le faudrait. Mark remarqua enfin ma présence. Il me demanda comment j'allais, question que je trouvai bizarre mais j'y répondis tout de même.

Moi - Bien.
Mark - Tu m'en veux toujours, pour la dernière fois ?
Moi - Non.
Mark - Je m'inquiète juste pour toi, tu sais.
Moi - Oui, je sais.

La discussion était close. J'étais consciente que je n'avais pas été tendre avec lui et m'en voulais un peu. Pour une fois qu'il assurait. Pour me faire pardonner, je lui donnai un sourire et lui embrassai la joue, en signe de réconciliation. Au fond, Mark c'était un peu notre Papa à Maya et moi, impossible de nous en séparer. D'ailleurs celle-ci s'approcha doucement de moi. Je m'attendais à ce qu'elle me demande comment ça s'était passé avec Tiyo mais à la place de ça, elle me montra un message qu'elle venait de recevoir.
« Aidez-moi. Avenue des Lilas. Georg. »
Maya me fit signe de la suivre. Nous allions jouer aux détectives...



[Point de vue de Maya]


Tiyo. Il y avait donc quelque chose avec ce jeune surfeur au sourire ravageur avec lequel je l'avais branché? Mais pourquoi ne m'a-t-elle rien dit? Je ne comprend pas...je pensais que nous étions les meilleures amies du monde! Je croyais que nous nous disions tout! Bref, elle devait avoir ses raisons, j'en saurai plus tard.
Je rentre dans la pièce qu'est la notre et tombe en plein dans l'engueulade que Tom se prend avec les manageurs. J'esquisse un sourire sadique et lui lance un regard triomphal. Il m'accueille avec une grimace mauvaise, ce qui attire l'attention des deux autres hommes sur moi. Mark se précipite à ma rencontre tandis que son compagnon passe un savon dont Teum Kaukau l'affreux Jojo - je souris en repensant à cette réplique de Madyson - se souviendra toute sa vie.


Mark - Maya! Oh Maya! Comment vas-tu? Ou étiez-vous? Et ou est Madyson?
Moi - Wow wow, tout doux Mark! Oui, je vais bien, nous étions sorties faire un tour, nous en avions assez de cette ambiance pourrie, et Mady à des comptes à régler pour le moment!


Il me détaille d'une drôle de manière mais n'en rajoute pas. Je crois qu'il vient de comprendre qu'il en dit trop à chaque fois.

Moi - Dis-moi, qu'est-ce qu'il se passe avec Mister Kaulitz deuxième du nom?
Mark - Il nous a avoué qu'il avait sacagé sa chambre et celle de son frère dans le but de vous faire accuser.
Moi - Quoi? Mais il est con ou quoi? Faut être marteau pour faire ça! Tsss! Mais...pourquoi s'est-il dénoncé s'il voulait que ça soit nous qui prenions?
Mark - On ne vous a pas vu depuis ce matin, nous nous inquiétons, et il a du avoir un semblant de lucidité car il s'est inquiété pour vous aussi!
Moi - Oh, c'est trop aimable de sa part! J'espère qu'il s'en souviendra de son engueulade!
Mark - Compte sur David, et sur moi, vous n'êtes pas des anges mais vouloir vous faire accuser en faisant ce genre de chose, c'est inadmiscible!


Je repense soudainement à l'épisode du " C'est Bill qui m'a aidé!", Mark n'a pas du s'en rappeler vu ce qu'il vient de me dire! Enfin, je ne me plaind pas, ça m'évite les ennuis!

David - NE ME REPOND PAS TOM KAULITZ!!! Je ne suis peut être que ton manageur, mais je suis plus âgé que toi, alors respecte un peu les autres!
Tom - Mais...David!!!
David - IL N'Y A PAS DE DAVID QUI TIENNE! Ce que tu as fait est inadmiscible, tu es vraiment tombé sur la tête mon pauvre garçon!
Tom - Mais...
David - QU'EST-CE QUE JE VIENS DE TE DIRE TOM???
Tom - Pas de protestations, je sais! Oh et puis je laisse tomber, t'as gagné, toutes les excuses du monde ne suffiront pas alors j'abandonne!
David - Je préfère ça! Maintenant...


Je ne suis plus attentive à la conversation car je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je l'en sort et constate que j'ai quatre nouveaux messages et une vingtaine d'appels manqués! C'est bizarre que je n'ai pas vu ça plus tôt! Bref, tous les appels sont de Mark, deux messages sont de lui, me demandant ou nous sommes, qu'on lui manque, qu'il est inquiet, blablabla. Le 3ème SMS vient de Sasha, mon coeur loupe un virage.
" Tu me manques Maya, j'ai essayé de t'oublier, mais rien n'y fait, ta voix résonne toujours dans ma tête et dans mon coeur. Sans toi je suis perdu! J'ai fais une énorme erreur en te quittant. Je m'en veux si tu savais. Je sais que tu ne me le pardonneras pas mais je m'excuse de t'avoir fait de la peine. Peu m'importe aujourd'hui ce que tu as fait avec Bill ou qui que ce soit d'autre. Si tu veux encore d'un minable, tu sais ou me joindre. Je t'aime encore. Sasha."
Mon coeur bat la chamade, mes yeux me piquent, mes mains tremblent. Il m'aime encore. Sasha m'aime encore. Que faire? Est-ce que je l'aime encore moi? Est-ce que je suis prête pour une relation sérieuse? Ne va-t-il pas se lasser de moi? Que de questions qui se bousculent dans ma tête! J'allai lui répondre quand une petite enveloppe en haut de mon écran me rappelle que j'ai encore un message non lu. Je l'ouvre et y découvre avec stupéfaction un message, ou plutôt un appel à l'aide de la part du bassiste du groupe rival au notre.
" Aidez-moi. Avenue des Lilas. Georg."
Mes yeux s'équarquillent et la peur envahit tout mon être. Que lui arrive-t-il donc? Par miracle, Mady entre dans la salle à ce moment là. Elle a tout d'abord une discussion très brève avec Mark, close par un bisous. Puis je m'avance vers elle, lui montrant juste le message, ses grands yeux pétillants se posent sur moi et je lui fais signe de me suivre. Nous allons enquêter et découvrir le pourquoi du comment.

Madyson - Pourquoi ce message? Est-il en danger? Qu'est-ce que cela veut dire?
Moi - Je ne sais pas Mady, je n'en sais pas plus que moi.
Madyson - Il n'y a qu'une seule façon de savoir le fin mot de l'histoire, c'est de se rendre à cet endroit!
Moi - Je pensais à la même chose! Attention, Georg Listing, les détectives M&M vont venir à ta rescousse!
Madyson - M&M? Ca fait M&M's!
Moi - Hum...je suis le rouge, tu es le jaune!
Madyson - Et pourquoi c'est toi le rouge? Le jaune on dirait un attardé!
Moi - Bah justement, il te colle à la peau! Puis...moi je ne choisi jamais de jaune!
Madyson - Merci du compliment! Pourquoi tu choisi jamais le jaune?
Moi - Parce que c'est la couleur des cocus!
Madyson - Ah bah d'accord! Merci! Avec toi, j'ai une étiquette sur le front avec marqué en gras dessus " Attardée et cocue!"
Moi - En gros...ouais, c'est ça.
Madyson - Hum...rappelle moi pourquoi je suis ta meilleure amie déjà?
Moi - Parce que je suis la personne la plus exceptionnelle de ce monde?
Madyson - Euh...je pensais pas à ça non.
Moi - A quoi alors?
Madyson - Au fait que tes réflexions sont aussi débiles que les miennes parfois, que t'es complètement tarée et que ton étiquette n'est pas mieux que la mienne!
Moi - Et quelle est mon étiquette?
Madyson - "Je suis une chaudasse qui se casse la gueule des lits de mes partenaires en pleine action et qui invente une excuse bidon de Gymn tonique pour chasser un espagnol de la chambre!"
Moi - Tu crois qu'il y aura de la place sur l'étiquette pour marquer tout ça?
Madyson - Mais...t'es pas possible toi hein!
Moi - Moi aussi je t'aime ma chérie!


Elle ne répond rien et fait mine de bouder. Je ne sais pas comment nous nous y prenons, mais même dans des situations critiques et catastrophiques, nous arrivons toujours à raconter un tissu de conneries grosses comme le monde. Cela nous évite de penser au pire sans doute. Nous arrivons vite à la fameuse avenue des Lilas, et je dois avouer qu'il ne les choisi pas en fonction du calme ses endroits le bassiste! C'est noir de monde! Une avenue immense, avec des magasins partout, en tout genre. La foule est étrangement surexcitée et active. C'est invivable! Je me renseigne et l'on m'apprend que c'est la fête de je ne sais plus quoi aujourd'hui, qu'il y a des activités en tout genre et que les magasins sont en soldes aujourd'hui. Mady et moi nous frayons un chemin parmi les gens avant de nous retrouvées sans plus personne autour de nous!

Madyson - Euh...rassure moi, on a pas rêvé là, il y avait bien un bon nombre de personnes il y a deux secondes!?
Moi - Oui, mais nous sommes dans une ruelle là. Nous avons du être expulsées ici par la foule.
Madyson - Maya, tu trouves pas que ça fait un peu film suspence là?
Moi - Si, j'avoue, mais c'est pas mal, j'ai toujours rêvé d'être actrice!


Elle allait répliquer mais un bruit nous attire. Une personne nous appelle!

Personne - Pssssst!!!Je suis là!
Moi - Georg?
Georg - Oui, venez par là!
Madyson - Mais où es-tu?
Georg - Suivez ma voix!


Nous nous dirigeons vers sa voix et nous voyons une petite porte étroite, au milieu de la ruelle, s'ouvrir doucement. Georg nous indique d'y entrer pour en parler au calme. Nous y entrons et la porte se referme d'un seul coup derrière nous. Un bruit de serrure se fait entendre, comme si on nous enferamait!

Moi - Georg?

Pas de réponse.

Madyson - Geeeeeooooorg?

Toujours rien.

Moi - GEEEEEEEEEEEEEEEOOOOOOOOOOOOOORRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGG??????

Un rire se fait entendre derrière la porte, au dehors. Georg prend la parole.

Georg - Bande de petites crétines! Comme il est facile de vous avoir!
Madyson - Mais pourquoi tu fais ça? Je croyais que nous nous entendions bien?
Georg - La comédie, tu connais? Jamais je ne pourrai être ami avec des filles comme vous! Vous êtes tellement naïves.
Moi - Mais...pourquoi?
Georg - Parce qu'on en a marre de vos conneries, vous nous pourrissez la vie, alors on pourri la votre! Et sans vous deux, Nolan sera un cas très facile à mettre en pièce!
Madyson - SI TU TOUCHES A UN SEUL DE SES CHEVEUX...
Georg - Qu'est-ce que tu vas faire? Hein? Me frapper? Avec tes petits bras? Hahaha tu m'fais trop rire chérie! Aller, crevez bien mes amours! Georgounet à des affaires à régler et des fans à satisfaire.
Moi - CONNARD! TU NOUS LE PAIERAS!!!!!


Plus de réponse. Il est parti. Quel enfoiré...quel espèce de...ahhhhh et dire que nous avions confiance! Je n'en reviens pas là.

Madyson - Quel connard!
Moi - Tu m'enlèves les mots de la bouche!
Madyson - Et dire que nous l'aimions bien...
Moi - J'avoue, c'est décevant!
Madyson - Elémentaire mon cher Rouge. Je suis Under the Shock là!
Moi - Bon, c'est pas le tout mon cher Jaune, mais il faut sortir de là!
Madyson - Sans blague? Je croyais que le but du jeu, c'était de rester là à rien faire?
Moi - Nianiania. Bon il n'y a pas de fenêtre ici?
Madyson - Si, regarde là-bas!


En effet, au fond de la pièce, un faisceau de lumière passait à travers une petite fenêtre très étroite!

Moi - Quoi? Mais t'as vu la taille de ce truc? On passera jamais.
Madyson - Mais si! Attend, on est pas des grosses non plus hein.
Moi - Non, mais par "on", je pensais plus à toi en fait. Moi je sais que je peux passer, avec le corps de rêve que j'ai...
Madyson - Et moi je suis grosse c'est ça?
Moi - Non ma chérie, toi tu es attardée, cocue et grosse! Nuance ma chère.
Madyson - Ah oui! Excuse moi, comment ai-je pu oublié?
Moi - Bah oui, tsss il faut tout te rappeler à toi hein!
Madyson - En même temps, vu les débilités que tu me sors chaque jour, je me demande comment je fais pour en retenir certaines?
Moi - Bon, on sort de cet endroit?
Madyson - D'accord, j'y vais.
Moi - Et pourquoi toi en première?
Madyson - Bah, je croyais que quand tu disais "on" c'était plus pour moi? Alors j'allai partir et te laisser là quoi!
Moi - Madyson ne joue pas sur les mots hein!
Madyson - Mais c'est toi qui a commencé!
Moi - Ah non hein, encore toujours de ma faute! Non mais franchement! C'est moi qui vois la fenêtre et voilà comment tu me remercies?
Madyson - C'est la meilleure! Bon t'as fini ton cirque là?


Je la regarde, boudeuse, comme à mon habitude, lui fais un grand sourire de niaise suivi d'un "nianiania" spectaculaire et passe devant elle pour m'approcher de la fenêtre. Ah...quand même! C'est...haut!

Moi - Mady chérie?
Madyson - Je sais, je sais! Je te fais la courte échelle.
Moi - Tu vois, tu comprend vite.
Madyson - Nianiania.


Elle se place derrière moi et met ses mains en position. Je pose mon pied dessus et y monte.

Madyson - Euh...tu crois pas que t'as oublié quelque chose dans la chambre?
Moi - Hein? Quelle chambre?
Madyson - Quand tu étais avec Andreas...
Moi - Et bien? J'ai rien oublié!
Madyson - Et comment expliques-tu que tu ne portes plus de culotte?
Moi - Alors déjà, on dit "petite culotte", c'est plus classe que culotte, je suis pas une mamie merci! Et ensuite, je ne porte pas de "petite culotte" mais des strings mon amie!
Madyson - Oh désolée! Donc, je reprend, hum hum, ma chère amie, où est donc passé votre bout de ficelle?
Moi - C'est fait exprès ou c'est vraiment ton humour? Parce que si c'est réellement ton humour, Seigneur aidez-moi!
Madyson - T'as jamais cru en Dieu, andouille!
Moi - Et alors? Il y a un début à tout!
Madyson - Ah? Alors commence par prendre l'habitude de répondre à mes questions!
Moi - C'était la question déjà?
Madyson - Pourquoi tu n'as plus de "strings"!?
Moi - Ah, bah j'ai du l'oublier dans la chambre d'Andy!


Ma meilleure amie pousse un soupir de désespérée et préfère se taire. J'essaye en vain de passer par la fenêtre mais rien n'y fait! Elle est baricadée et trop étroite!

Madyson - Et après c'est moi qui suis grosse?
Moi - Mais...c'est méchant! Qu'est-ce que j'ai fais au Bon Dieu pour mériter ça?
Madyson - Mais tu vas arrêter avec Dieu? T'as toujours eu une dent contre lui!
Moi - Oui, c'est vrai, mais c'est depuis que papa est...
Madyson - Oh, excuse moi Maya, je voulais pas...
Moi - Oh non non ne t'excuse pas! Ce connard n'a qu'a crever que je m'en foutrais.
Madyson - Dis pas ça...


Je fais mine de ne rien entendre. Depuis qu'il est parti, je le hais. Je le hais au point de vouloir le tuer. Mais ceci est du passé. Maintenant je me concentre sur l'avenir qui est : COMMENT SORTIR DE LA??? Je sens tout à coup mon portable vibrer dans ma poche, je le sors et regarde qui m'appelle: Sasha.

Moi - Mady!!! Sasha m'appelle, je fais quoi?
Madyson - Bah décroche! Il peut peut être nous aider!
Moi - Tu as raison!


Je porte le combiné à mon oreille d'une main tremblante et murmure son prénom.

Sasha - Maya? Maya, je suis désolé!
Moi - Mais tu n'as pas à l'être, c'est moi qui ai déconné!
Sasha - Tu me manques terriblement! J'ai fais une énorme erreur en te quittant!
Moi - Toi aussi, tu me manques Sasha. Mais il faut que tu m'aides là!
Sasha - Oui, biensûr! Que se passe-t-il?
Moi - Et bien, il se trouve que Madyson et moi nous trouvons dans un endroit lugubre et froid, enfermées!
Sasha - QUOI? Mais comment est-ce possible?
Moi - Va demander à nos amis les Tokio Hotel!
Sasha - Me dis pas qu'iil sont allés jusque là?
Moi - Et bien...si!
Sasha - Putain mais quelle bande de couillons! Je vais les tuer! Vous savez où se trouve cet endroit?
Moi - Euh...avenue des Lilas je crois! Dans une petite ruelle sombre. Loins des foules.
Sasha - Ah! Je vois! Mais euh...attend, oh mon Dieu!
Moi - Quoi? Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?
Sasha - Et bien, je crois que vous êtes dans une usine désaffectée et il me semble qu'ils ont dit à la télé qu'ils allaient la faire exploser, du côté du terrain vague...AUJOURD'HUI!
Moi - OH MON DIEU!
Sasha - Ne paniquez pas! Je vais tout faire pour vous sortir de là! J'arrive, ne bougez pas!
Moi - Je vois pas comment on pourrait bouger...
Sasha - Et elle fait de l'humour...ne paniquez pas! J'arrive, je t'aime.


Il ne me laisse pas le temps de répondre et il raccroche! Je me tourne vers Mady, dont le regard affolé pèse sur moi.

Madyson - Ne me dis pas qu'il y a un problème?
Moi - Oh, non! C'est 3 fois rien! On risque juste d'exploser en même temps que ce bâtiment, aujourd'hui même.


Je lui explique toute l'histoire et elle panique tout de suite, moi aussi d'ailleurs! Pourquoi nous? Sasha, viens vite s'il te plait! Pourquoi faut-il que notre vie ne se déroule jamais comme un long fleuve tranquille? Après le nombre de fois où nous avions failli y rester, voilà qu'il faut que ça recommence!



BONJOUR ! =D
Voilà enfin notre chapitre 16. Pas trop déçues par Georg le méchant ? =D
Hé, n'oubliez pas le titre de la fiction hein BL-vs -TH ! C'est pas BLetGerog-vs-THsansGeorg xD. Non, mon humour ne vous plait pas ? Tant pis. --"
Oui bon alors, vous avez le droit de dire que nos personnages sont cons, uniquement si vous avouez que les BL sont les meilleurs et que les TH sont les gros nazs. xD [Oui, je fais du chantage, c'est Mady qui déteint sur moi.]
Heum... sur ce je vais me taire, je crains.
J'vous Love les gens ! =D

Hum...oui alors, j'ai le regret de vous informer que peu après la publication de son mot, Pauline, notre chère Pauline à succombé à une crise de délire foudroyante! Les médecins ont tout essayé mais ce ne fut pas assez! Notre écrivaine préférée est décédée dans la nuit du 21 au 22 janvier 2009 à 3h09 du matin! Paix à son âme!
U___U c'est une blague hein! Même si vous l'aviez compris, et qu'elle n'était pas drôle!
M'enfin, oui oui Georg est un gros méchant Bouhhhhh au bûcher!!!!!!! Qu'on le brûle le traitre!!!!!!
Bon, j'avoue, les BL sont vraiment graves! Mais ils le valent tellement bien.
Bon ok j'ai compris Fanny tu sors? Ok Maggle, je sors!
Bisous les gens. Je vous aime!!!!
<3

# Posted on Monday, 12 January 2009 at 3:14 PM

Edited on Sunday, 25 January 2009 at 4:00 PM

Chapitre 17 : Saines et sauves...enfin...pas tant que ça.

Chapitre 17 : Saines et sauves...enfin...pas tant que ça.
[Point de vue de Madyson]


C'est la panique. Oui, voilà c'est le mot : « panique ». Maya répète la même chose depuis tout à l'heure. Moi je réfléchis à ma vie et me demande ce que j'aurais pu faire d'autre. Stupidement. Je sens les pulsations de mon c½ur battre à une allure qui m'était inconnue auparavant, des gouttes de sueurs coulent le long de mes temps. Le stress sûrement. Je me sens soudainement quelque peu pathétique, je n'avais jamais imaginé que ma vie puisse me filer devant les yeux sans que je ne m'en rendre compte. J'ai l'impression de n'être seulement qu'une enfant naïve qui ne comprend pas, qui ne réagit pas, même au moment le plus critique de son existence. J'ai l'impression d'être une enfant pourrie gâtée qui ne fait plus la différence entre ce qui est bon ou mauvais.

Maya - Han mon dieu ! On va mourir !
Moi - J'ai pas eu le temps de me teindre les cheveux en bleu.
Maya - T'as que ça à penser ?


Maya me lance un regard blasé, je hausse les épaules. En fait je crois que j'essaye de songer à autre chose, extérioriser la peur qui monte en moi. Même si pourtant, j'ai la vague impression que cette peur ne me montera jamais plus haut que le bout des orteils. Et c'est justement ça qui m'angoisse, est-ce que j'ai perdu tout instinct de survie ? Comme si j'étais trop habituée à être protégée, trop sûre que mon existence était dans des mains sûres. Et si je m'étais trompée, et si j'avais trop fait confiance ?

Moi - C'est toi qui dit qu'on va mourir ! Je réfléchis à tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire.
Maya - Ouais... ben moi, j'ai pas eu le temps de faire l'amour dans un ascenseur.


Je soupire, décidément elle ne changera pas, même pour les dernières secondes de notre misérable vie de jeunes starlettes à l'affiche. En même temps tant mieux. Je ne voudrais pas mourir aux côtés d'une Maya que je ne connais pas. Pour être sincère, je ne voudrais simplement pas mourir. Et je n'ai pas l'impression que je vais mourir. Je n'arrive tout de même pas à m'empêcher d'imaginer ce que, à l'instant même, j'aurais envie de faire.

Moi - Pas eu le temps de tuer Bill.
Maya - Et Georg.
Moi - Défenestrer Gustav.
Maya - Pendre Tom à sa guitare.
Moi - Prendre une vidéo de Mark et David dans leur douche.
Maya - Faire chanter Mark devant le public !
Moi - Arrête, on n'aurait plus de fans.
Maya - Oh, on a plus rien à perdre tu sais.


Je me rends soudain compte que tous nos v½ux sont tournés vers notre groupe, et nos rivaux. Notre vie se résume-t-elle donc à cela ? Un élan de colère s'empare de moi, tellement que j'aurais presque eu la force de briser cet étrange mur qui nous bloquais à l'extérieur de l'univers. Je ne veux pas mourir à cause de l'un de ces abrutis. Jamais ! Si quelqu'un doit mourir aujourd'hui, ce ne doit pas être nous... non, pas nous. Et puis que ferait-on dans une autre vie ? On devient quoi quand on meure ? De la poussière ? Non...

Moi - Tu veux te réincarner en quoi toi ?
Maya - En poulet.
Moi - QUOI ?
Maya - Ouais, histoire de faire chier tout le monde le matin, traditionnellement c'est bien le poulet qui réveille le village ?
Moi - Le coq.
Maya - C'est pareil.
Moi - Maya, on est complètement conne, on va mourir et on fait de l'humour !


Ma meilleure amie me regarde et fait une grimace. Oui, nous sommes un peu pathétiques. Mais les BL sans pathétisme ce n'est plus les BL. Même si Nolan redresse un peu la barre. D'ailleurs Nolan... ma dernière entrevue avec lui n'a pas été des meilleures. Je ne peux pas en terminer avec lui de cette manière.
Maya pousse un long soupir. Elle pense à Sasha, je le sais bien. Il va nous sauver c'est ça... bien sûr. Putain, s'il avait pas passé ce coup de fil on ne serait pas là en train d'attendre notre mort ! En même temps, s'il ne nous avait pas appelé, on n'aurait aucune chance de s'en sortir. Ce coup de fil...


Moi - MAYA !!!

Elle sursaute et me lance un drôle de regard, comme si j'étais une attardée, ou pire, une folle. Je tape comme une sotte sur le gros mur de pierre, comme si j'étais vraiment capable de le faire tomber.

Moi - MAIS QU'EST-CE QU'ON EST CONNES !
Maya - Merci, parle pour toi !
Moi - Mais on a des portables ! POR-TA-BLES ! TE-LE-PHONES POR-TA-BLES !
Maya - Tu me prends pour une teu-bée là ?
Moi - Okay... je vois que tu ne comprends pas.
Maya - Parce qu'il y a quelque chose à comprendre en plus ?


Je soupire, comment n'ai-je pas pu y penser plus tôt, c'était tellement simple. C'est encore plus désespérant de voir que Maya ne comprend absolument rien.

Maya - JE SAIS ! Tu veux te réincarner en téléphone mobile ?

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Je la regarde d'un air blasé tandis qu'elle me demande innocemment, « non, c'est pas ça ? ». Je me résigne à lui expliquer le fond de ma pensée.

Moi - Maya... explique-moi pourquoi au lieu d'attendre patiemment notre mort on appelle pas notre cher manageur ?

Elle semble réfléchir quelque temps, le regard en l'air, les sourcils froncés. Je ne peux pas m'empêcher de pousser un nouveau et long soupir.

Maya - C'est une question qui mérite réflexion.
Moi - Tu le fais exprès dis ?
Maya - Ouais t'as raison, appelle-le avant qu'on explose.


Je souris tandis qu'elle me hurle de me dépêcher. J'entends quelques sonneries jusqu'à ce que Mark décroche, très en colère.

Mark - Bon sang qu'est-ce que vous foutez encore ! Il y en a marre les filles vous revenez toute suite !
Moi - Salut Mark. Dis-moi, comment tu réagirais si tu retrouvais tes deux stars préférées explosées dans une sorte d'endroit lugubre ? Tu recollerais nos morceaux en espérant nous faire revivre ?


A côté de moi, Maya hurle dans le téléphone que si elle meurt elle veut une statue d'elle au beau milieu de Berlin. Je secoue la tête et remarque que Mark ne décroche aucun son. Réfléchit-il ou fait-il un arrêt cardiaque ? J'ai peut-être été trop brutale en lui annonçant notre prochaine mort.

Mark - Ecoutez, je ne sais pas ce que vous racontez encore mais revenez toute suite avant que je m'énerve !

Pas d'arrêt cardiaque, ni de réflexion. Mais toujours aussi peut de confiance en notre sincérité. Désespérant.

Moi - Mark. T'as entendu parler à la télé d'un bâtiment qu'ils allaient faire exploser aujourd'hui ? Avenue des Lilas.
Mark - Oui pourquoi ?
Moi - Le bassiste de ton cher David nous a enfermées à l'intérieur, cool hein ? On risque de finir en cendres dans je ne sais combien de temps. Alors ce serait bien que tu bouges tes petites fesses pour venir nous chercher avant que tu ne retrouves un de nos bras dans un coin de la ville et la jambe dans un autre coin.


Un grand silence prend place. Maya me demande ce qui se passe, je hausse les épaules, lui indiquant que je n'en sais pas plus. Soudain, j'entends Mark hurler dans une crise de folie [sûrement]. J'éloigne mon oreille du combiné tellement le cri est puissant. Maya éclate de rire.

Mark - Mon dieu ce n'est pas possible ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse, les pompiers, la police, le Samu...
Moi - MARK ! Tais-toi s'il te plait. Tu te calmes d'abord. Tu viens nous chercher le plus rapidement possible et tout se passera bien. Ne t'en fais pas, une fois retourner avec vous, Maya et moi on va bien s'occuper de nos petits Tokio Hotel.
Maya - Concernant ça, c'est certain. Enfin, si on est encore en vie bien sûr.
Moi - Alors tu te dépêches, d'accord ?
Mark - Ok, ok. Répète-moi où vous êtes.
Moi - Avenue des Lilas, il y a une petite ruelle sombre, le bâtiment est sur la gauche. Dépêche-toi.


J'ai à peine terminé ma phrase qu'il me raccroche au nez. Toujours aussi charmant.
Mark a fait le trajet dans un temps record. Maya et moi sommes surprises de l'entendre venir nous chercher au bout de seulement un quart d'heure d'attente. Manquant de s'étouffer et de subir un infarctus notre manageur nous fait enfin sortir de cet endroit lugubre dans un état de grande panique rien qu'en repensant au danger qui rode. Il nous ramène au studio en roulant très vite, je ne l'avais jamais vu dans cet état. Il s'excuse sans arrêt, tellement que Maya et moi en avons mal à la tête. Il jure de le faire payer très cher à nos amis les Tokio Hotel. Je lève un sourcil, l'idée de leur enfumer la tête n'est pas mal. Vient-elle réellement de Mark ?
Lorsque nous arrivons à bon port, il commence à se fait tard. Nolan ne se jette pas dans nos bras, il nous lance un regard mauvais et s'éloigne.


Moi - Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
Maya - Je ne sais pas, c'est bizarre. On a faillit mourir et lui il fait la gueule.
Moi - Je vais le voir.
Maya - D'accord.


Lorsque je pars à la poursuite de mon batteur je remarque qu'il a tout simplement disparu. S'est-il fait greffer des ailes dans le dos durant notre escapade ? Aucun des Tokio Hotel n'est dans le coin. Mark crie qu'il aura leur peau tandis que David essaye de le calmer en lui expliquant qui leur a infligé une punition dont ils se souviendront toute leur vie. Tu parles. Et qu'est-il arrivé à mon Nolan ? Qu'est-ce qu'il ont fait à mon beau batteur...

Mark - Je veux leur parler en personne !
David - D'accord mais calme-toi, s'il te plait. Pour une fois les jumeaux n'y sont pour rien. C'était un coup de Gustav et Georg.
Mark - Et tu les crois sur paroles ? Je vais les tuer !


Les cris de Mark m'exaspère. Je n'avais jamais pensé qu'il puisse avoir un tel potentiel pour s'énerver. Et alors que je retourne sur mes pas pour retrouver Maya et lui demander de l'aide pour retrouver Nolan, il se trouve que celle-ci s'est aussi volatiliser. C'est une épidémie ?
J'ai soudain l'impression de me retrouver seule dans le grand studio, accompagnée seulement des hurlements de Mark et de la voix plus calme de David qui cependant, s'énerve à son tour. Je secoue la tête, me demandant s'il n'y aurait pas un kidnappeur dans le coin. Je tente alors de les retrouver. Je monte les escaliers et cherche dans chaque recoin la trace de mes amis ou même celle d'un de mes ennemis. Mais rien, rien... le bâtiment est vide. Du moins c'est ce que je croyais, jusqu'à ce que je sente une main qui s'agrippe à moi et m'empêche de parler. Mon c½ur bat plus rapidement et l'on m'attire en arrière, fermant la porte d'une chambre derrière mon dos. On me relâche soudainement, je me retourne, prête à me défendre et crier mais la personne face à moi me coupe dans chacune de ces initiatives.


Moi - Bill ?

Il sourit et ne me répond pas. Il se jette brutalement sur moi, me faisant tomber sur un grand lit. Il pose ses lèvres sur les miennes et force un passage pour m'embrasser fougueusement, sans me laisser le temps de réagir et de refuser. Ses mains glissent aussi rapidement sous mes vêtements. Je pose mes mains sur son torse et réussis à le repousser de quelques centimètres. Il parait frustrer et penche la tête sur la droite, attendant sûrement que je parle.

Moi - A quoi tu joues !
Bill - C'est à dire que... je n'ai jamais vraiment voulu que tu meurs.


Mes yeux ébahis se fondent dans les siens. Je ne comprends pas tout à fait ce qu'il veut dire et ne me sens capable de rien faire. Un sourire vainqueur prend place sur son visage et il reprend ses baisers. Néanmoins, beaucoup plus tendrement cette fois là...



[Point de vue de Maya]



Mady est partie chercher son batteur. Il est étrange en ce moment. Lui a-t-on fait subir un lavage de cerveau? Si c'est le cas, je ne vois qu'un seul groupe pour faire ça...on se demande qui. Me sentant un peu seule parmi ces gens sans ma meilleure amie, je réfléchis à ce que je pourrai faire. Je me rappelle alors soudainement les paroles de Sasha. Il m'avait dit qu'il venait nous chercher! Mais il n'est pas au courant que l'on est rentrée. Ce qui signifie qu'il est sur le chemin du bâtiment. Ce qui signifie qu'il va probablement explosé s'il tente de nous délivrer alors que nous sommes déjà dehors. Ce qui signifie que je dois faire vite pour l'en empêcher. Je n'attend pas plus longtemps et file à toute vitesse à travers les couloirs quand je heurte de plein fouet une personne...que je n'avais pas vraiment envie de rencontrer.

Moi - Mais c'est pas vrai! Vous pouvez jamais vous terrer dans un coin de temps en temps?
Tom - Excuse moi.
Moi - Pardon?
Tom - J'ai dis, je cite, " Excuse moi!" et je peux même rajouter " Mademoiselle!".
Moi - Oui, non mais j'ai bien entendu ce que tu m'as dis, ce que je veux savoir, c'est pourquoi je ne détecte aucune forme de sarcasme dans tes paroles?
Tom - Peut être parce que je n'ai plus envie de te faire la misère?
Moi - Sois tu as mangé des champignons hallucinogènes, sois tu me manipules, dans le but de me détruire! Mais dans les deux cas, tu ne m'auras pas Tom Kaulitz!
Tom - Mais sérieusement, crois moi, j'en ai marre de ce petit jeu. Quand j'ai appris que vous étiez sur le point de sauter, j'ai un peu flippé, jamais je n'aurai voulu que toi et ta copine mourriez, ça ne serait pas aller jusque là!
Moi - Tu...tu le penses vraiment?
Tom - Oui, vraiment.
Moi - Oh! Et bien, je ne sais pas quoi dire. C'est...gentil?
Tom - Euh...je crois, il me semble que oui.
Moi - Mon Dieu, je parle avec Tom Kaulitz!
Tom - C'est si extraordinaire que ça?
Moi - Et bien, étant donné nos antécédants à tous les deux, oui!
Tom - Tu as raison. Mais tu sais, malgré tout, j'ai toujours trouvé que tu étais une fille très attirante!
Moi - Là ça tourne au glauque! Il ne faut pas pousser trop loins Tom!
Tom - Non, mais vraiment! Je suis sérieux. Tu es une très belle fille. Et ton petit côté rebelle m'attire beaucoup.


Je ne sais même pas quoi répondre à ça. Ses yeux me détaillent avec insistance, ils brillent d'un éclat que je lui découvre. Je ne connais que trop bien cette lueur, je l'ai souvent vu dans les yeux de mes amants. Ce mélange de désir, de sauvagerie et de sexe. C'est cet éclat enflammé que je vois en ce moment flamboyer dans le regard du guitariste. Seulement, je n'ai pas de temps à perdre avec des sottises.

Moi - Ecoutes Tom, tu es très flatteur, mais là je n'ai pas le temps pour...

Le beau blond me saisi fermement et m'embrasse avec fougue. Je résiste comme je peux mais il introduit de force sa langue dans ma bouche. Je ne sais plus quoi faire, je le repousse alors violement en lui lançant un regard meurtirer. Un sourire de conquérant est accroché à ses lèvres.

Tom - J'aime cette violence.
Moi - Mais t'es complètement taré mon pauvre.
Tom - Maya, je te veux, et tu peux me faire confiance, je t'aurai.
Moi - Tu ne me connais pas, je ne cède pas comme ça!
Tom - C'est ce qu'on verra ma belle...


Je ne répond rien, quel crétin. Je me remet à courir le plus vite possible. Je sors du studio et ordonne à mes jambes d'aller encore plus vite. Le vent fouette agressivement mon visage et des larmes brûlantes dévalent des joues. Je ne pense qu'à une seule chose. Toujours la même personne qui m'obsède. Je cours tellement vite que personne n'a le temps de me reconnaître. Je vole presque. Mes pieds me guident automatiquement près de l'endroit où j'étais bloquée il y a encore quelques minutes. Un bruit sourd suivi d'un tremblement me stoppe dans ma course. Et quand je réalise que ce n'est autre que la bâtiment qui a sauté, mon coeur s'affole et je reprend la course plus vite que jamais. Arrivée sur les lieux, une foule s'entasse près de l'ancien local, dans un nuage de poussière. Je deviens folle et cherche partout, mes yeux sondent chaque parcelle de l'endroit. Soudain, je distingue durement dans la poussière volante une silhouette agenouillée, la tête dans ses mains. Plus je regarde, plus je reconnais un homme, jeune, brun. Peu à peu, je reconnais chaque détail de son corps. C'est lui. C'est Sasha. C'est mon Sasha. Je cours vers lui, m'arrête derrière et entend qu'il sanglotte.

Moi - Sasha...

Il redresse sa tête, reste muet quelques instants.

Sasha - Voilà que j'entend sa voix maintenant!
Moi - Oui, c'est normal, puisque je suis derrière toi!


Mon beau rockeur se relève dans un seul mouvement et se retourne vers moi, les yeux embués.

Sasha - Maya? Maya dis moi que c'est bien toi, tu es bien vivante? Je ne rêve pas?
Moi - Non. Je suis bien vivante, en chair et en os!


Il me serre alors très fort contre lui. Je retrouve enfin cette douce chaleur, cette douce odeur, cette douce virilité. Il m'avait manqué. Je resserre mon étreinte et profite encore de lui.

Sasha - J'ai cru que vous étiez...
Moi - Mortes?
Sasha - J'ai eu si peur.
Moi - Mais je suis là Sasha! Je ne partirai pas maintenant.
Sasha - J'espère bien! Je suis désolé, j'ai réagi bêtement!
Moi - Ne t'inquiète pas, c'est oublié. Tant que tu me dis que tu veux encore de moi, ça me va.
Sasha - Biensûr que je veux de toi. Me pardonnes-tu?
Moi - Evidemment.


Il me sourit tendrement et lentement, approche son visage du mien, son regard se fait plus insistant, je ne lui résisterai pas longtemps, il m'a tellement manqué! C'est alors que ces lèvres sucrées et miélées frôlent les miennes, comme au premier jour. Il me cherche, me teste, comme au premier jour. Il dépose un léger baiser très furtif sur mes lèvres tremblantes, comme au premier jour. Il se recule légèrement, je le regarde profondément et rapproche nos deux corps vivement, comme au premier jour. Il me tient fermement, contre lui, au chaud, en lieu sûr, ma bouche se pose désespérément sur la sienne, l'embrassant ainsi à pleine bouche, fougueusement, comme au premier jour. J'ai retrouvé mon Sasha, comme au premier jour.

Sasha - Je t'aime Maya.

Ses simples mots me font chavirer, mon coeur se soulève, gonfle, et se sent près à exploser de bonheur. Je croyais l'avoir perdu. Il aura fallu que le jour ou j'ai failli mourir soit le plus beau de ma vie.

Moi - Sasha, tu me raccompagnes au studio? Madyson va s'inquiéter.
Sasha - Oui, puis je préfère partir vite de cet endroit.


Il me prend la main et nous retournons avec une lenteur démesurée vers le studio. Devant le bâtiment, ma gorge se serre quelque peu. Je me demande ce que Mark va penser de tout ça. Comment Tom va se comporter quand je serai revenue? Qu'adviendra-t-il de Andreas? Le temps nous le dira. Nous pénétrons dans le grand hall, toujours main dans la main. Nous prenons l'ascenseur et arrivons à destination. Les couloirs sont déserts. C'est étrange.

Moi - Je n'aime pas ça.
Sasha - Ca quoi?
Moi - Tu n'as pas vu? Il n'y a pas un chat dans les couloirs.
Sasha - Peut être sont-ils juste en train de se reposer?
Moi - Possible! J'ai une idée, viens avec moi.


Je le tire docilement par la manche et l'entraine vers la loge des manageurs. La porte est entre-ouverte, une conversation est en cours.

Mark - Je n'en peux plus David!
David - Je sais, je sais que ça n'est pas simple, nos deux groupes ne se supportent pas, cette fois, c'est allé trop loin, nous ne pouvons laisser passer ça!
Mark - Oui, mais je ne parlais pas de ça!
David - De quoi alors?
Mark - Je parlais de nous David!
David - Quoi? Mais comment ça?
Mark - Je...je ne me sens plus la force de continuer, les groupes m'épuisent, je me demande si ce n'est pas à cause de nous qu'ils agissent comme ça. Peut être que si...
David - Si quoi? Si l'on se quitte? Si l'on arrête tout? Mark, ne me fais pas ça! Le comportement de nos poulains n'a rien à voir avec notre couple Mark, ils se détestaient bien avant! Ca fait deux ans que nous sommes ensemble, tu ne vas pas tout quitté maintenant? Je t'aime plus que le reste Mark, je plaquerai mon groupe pour toi.
Mark - David, je t'aime aussi, mais tout ceci m'épuise, ils jouent avec mes nerfs, je vais craquer un de ces jours et ça sera trop tard pour m'arrêter cette fois-ci.
David - Mais on peut trouver un compromis, on peut en venir aux menaces, ou même plus, on peut commencer à agir, je connais les points faibles de mes gars, tu connais ceux des tiens, on peut en jouer.
Mark - Mais je ne veux plus jouer David!


Je n'en écoute pas plus, cela me suffit. On l'a donc poussé vraiment à bout? Il en a vraiment marre de nous? Je ne peux pas laisser faire ça, je ne veux pas être la cause d'une relation gâchée. Il faut que je fasse quelque chose.

Moi - Sasha, on ne peut pas les laisser se séparer à cause de nous, il faut qu'on fasse quelque chose!
Sasha - Je suis d'accord, mais quoi?
Moi - Je vais chercher les autres! Il faut que je leur parle.
Sasha - Je viens avec toi!
Moi - Non, toi attends nous dans la salle de réunion au fond du couloir s'il te plait.
Sasha - D'accord, fais vite.


Il m'embrasse tendrement et s'exécute. Je m'élance alors à la recherche des autres. Nolan était le plus facile à trouver, il se cachait dans sa loge. Georg et Gustav étaient tous les deux sur un balcon et ricannaient bêtement sur notre dos. Après leur avoir lancé un regard plus que noir, je leur ordonne de se rendre en salle de réunion, et à ma plus grande surprise, ils m'écoutent. Tom s'est encore montré entreprenant, pour ne pas dire grossier et il m'a obéit comme un toutou avec sa maîtresse. Reste Bill et Madyson, qui eux, sont introuvables. J'ai beau les appeler, personne ne répond. J'ouvre toutes les portes qui se trouvent sur mon passage. Rien. Soudain, j'entend un bruit étrange provenant d'une chambre un peu plus loin. Je l'ouvre doucement, de peur de ce que je vais découvrir. La pièce est plongée dans le noir, des voix me parviennent, je reconnais celle de Mady. Elle a donc choisi son beau surfeur, Tiyo. A ce que j'entend, il s'y prend plutôt bien. La lumière pénètre peu à peu dans la pièce et une crinière noire me saute aux yeux. Ce n'est pas Tiyo, il est blond. Mais cette tignasse, je la reconnais, c'est celle de... Non, impossible, elle n'a quand même pas...

Madyson - Han...Hum...Oui...Bill.

Bill???? Elle couche donc avec Bill? Mais je rêve? Pourquoi fait-elle ça? Elle a perdu la raison.

Moi - Je vous dérange peut être?

Ils font un bond commun dans le lit et arrête leur...activité.

Madyson - Maya? C'est toi?
Moi - Oui, idiote, c'est moi!
Bill - Mais qu'est-ce que tu fou là?
Moi - Il y a une urgence! Désolée, vous n'avez pas le temps de jouir, c'est improtant! Rhabillez-vous et venez immédiatement en salle des conseils. Et si vous croisez Andy, dites lui de venir aussi.
Madyson - Maya...attend...je peux t'expliquer...


Je n'attend pas plus longtemps et disparais dans le couloir sombre. Comment a-t-elle pu?


Hey les people. Veillez nous excusez du retard, j'en assume l'entière responsabilité. Cependant je ne me donnerai pas d'excuses, cette fois-ci.
J'espère que ce chapitre vous aidera à nous pardonner.
J'attends de connaitre toute votre imagination sur la suite avec impatience. Sachant que moi et Fanny connaissons de plus en plus de détails sur ce qui va se passer par la suite, je suis intriguée de savoir ce que vous, vous pensez. J'aimerais voir si vous êtes plus fous que nous. Allez dans ce sens s'il vous plait, je ne voudrais pas croire que je vais devoir finir en hôpital psychiatrique. [Même si Fanny serait ravie dans les bras des infirmiers].
Sur ce, je vous fais d'énormes bisous. =D
Love, dois-je te répéter que je t'aime, ou te l'ai-je trop dis ? x)


Pffff l'écoutez pas elle raconte que d'la merde en ce moment =) hein que vous nous en voulez pas si on est en retard???? On a des amis aussi =)))) Il faut bien partager son temps =)!
Oh uiiii un avis général nous aiderai, comme ça, tester votre folie, voir s'il existe des gens aussi fou que nous ou si nous sommes uniques =)
Mais Pau', toi et moi, on a un ticket pour un allé simple en Hôpital Psychiatrique pour voir les beaux infirmiers, alors cherche pas d'excuse hein!!!
Bisous les gens!!! <3
Be, malgré le fait que tu me le dis souvent, je ne me lasse jamais quand tu me dis que tu m'aimes! Moi aussi je t'aime mon lapin <3

# Posted on Saturday, 28 March 2009 at 9:00 AM

Edited on Saturday, 25 April 2009 at 6:04 AM